Texte : Métilde Wendenbaum
Photos : Godwin Mawoh
Le Belo Rural Development Project (BERUDEP), un projet d’écotourisme à petite échelle, a été créé en 1990 pour tenter de remédier à la pauvreté frappant la population dans cette province du nord-ouest, naturellement prédisposée au tourisme avec ses hôtes accueillants et ses paysages extraordinaires. Les visiteurs sont invités à partager la vie des familles dans des villages qu’ils choisissent. Ils participent aux activités quotidiennes, vont chercher l’eau avec les enfants, pilent le maïs fufu pour le dîner, explorent les cascades, les grottes, montent à cheval, traient les vaches, grillent le maïs autour du feu, écoutent les histoires des temps anciens…
Les familles d’accueil sont choisies en fonction de leurs références personnelles par le personnel du BERUDEP et ont toutes suivi des programmes de formation BERUDEP. L’hygiène et la sécurité font l’objet d’une surveillance toute particulière. Les touristes peuvent séjourner dans un seul lieu ou changer de famille-hôte : deux d’entre elles habitent le petit village de Mbingo ; quatre la région de Belo ; trois dans le secteur de Fundong, et deux près d’Oku. Les familles sont soit musulman, soit chrétien, soit n’ont pas de religion. Le nombre de personnes vivant dans le lieu d’hébergement varie entre dix et quarante-cinq. Le chef de la maisonnée a souvent plusieurs femmes. Les membres de la famille ont des occupations très variées : l’agriculture, l’élevage des vaches, l’artisanat. Il y a des pasteurs, des fonctionnaires.
Le nombre de visiteurs maximum est compris entre trois et six personnes dormant sur des matelas de mousse ou d’herbe. Le style des maisons est traditionnel, en briques de boue, ou moderne avec tout l’équipement occidental et l’électricité. Il y a l’eau mais la plomberie n’est pas toujours fiable et on se lave le plus souvent à l’aide d’un seau. Tous les bénéfices des séjours sont directement redistribués aux autochtones par BERUDEP.
Localisation
La région de Boyo est située à 60 km de Bamenda, la capitale de la Province du Nord Ouest.
Contact
Godwin Mawoh
P.O.Box 10, Belo, Boyo Divison,
NWP, Cameroun
Tél. : (237) 760-1407 ou (237) 732-3407
Fax : (237) 772 7265 ou (237) 760 1407
Courriel : berudep@yahoo.com ou
mawoh7@yahoo.com
Internet : www.berudep.org
Autres lieux de réservation
tch-voyages en France
Tél : +33 (0)8 92 68 03 36 (service rapide)
Tél : +33 (0) 1 34 25 44 44
Fax : (33) 01.34.25.44.45
15, rue des Pas Perdus
B.P 8338
95804 Cergy St. Christophe
Courriel : informations@tch-voyage
Internet : www.tch-voyages.fr
Informations culturelles
Deux principaux peuples vivent dans la région : les Kom, chrétiens pour la plupart, et les Fulani, musulmans. Kom est aussi le nom de la langue parlée par ceux qui peuplèrent d’abord la région, une des nombreuses tribus Tikari dispersées à travers toute l’Afrique de l’Ouest. Ils ont des marchés tous les huit jours et personne ne va aux champs le dimanche ni les jours dits « dimanches de campagne », jours fériés du sabbat. Cette tradition très respectée il y a encore vingt ans n’est plus aussi stricte au fur et à mesure des années. Les Kom de Boyo sont des fermiers dont le maïs est la culture principale. Ils construisent leurs maisons avec des briques de boue et les toits sont faits d’herbe ou de tôle ondulée quand ils peuvent se le permettre. Les maisons rassemblées en hameaux sont appelées compound. Si un homme a plus d’une femme (il était courant autrefois d’avoir quatre ou six épouses !) alors chaque femme a sa propre maison et le mari a la sienne. La nourriture de base est le fufu et le njamajama, un mélange de maïs bouilli et de légumes bouillis rappelant les épinards. Le niveau d’anglais est bon près du centre des villages mais minimal lorsqu’on s’en éloigne.
Les Fulani, eux, sont d’anciens nomades issus de différentes régions du Sénégal et du Mali. Ils forment maintenant une population importante au Cameroun qui se concentre surtout au nord. Les Fulani parlent un dialecte arabe appelé le Fulfude. Traditionnellement gardiens de troupeaux, ils commencent à pratiquer aussi l’agriculture et obtiennent de bons rendements grâce à l’utilisation de la bouse de vache comme engrais. Ils ont des familles nombreuses et plusieurs générations vivent sous le même toit.Ils peignent souvent l’extérieur de leurs maisons avec une peinture à base d’argile et utilisent une mixture de bouse de vache et de cendres pour les sols intérieurs. La richesse se mesure au nombre de bêtes qu’une famille possède. Comme ils ont tendance à habiter des régions isolées, les Fulani, quand ils peuvent se le permettre, possèdent des chevaux. Ils sont très accueillants et expansifs, même dans leur anglais rudimentaire !
La province du nord-ouest est l’une des deux provinces où l’on parle l’anglais. Les huit autres provinces utilisent le français comme deuxième langue après les langues locales. Dans toutes les provinces, les visiteurs trouveront des gens parlant français et anglais, surtout parmi les jeunes étudiants à l’université.
Un séjour recommandé
Titre : Séjour chez l’habitant et randonnée
Durée : 3 jours
Saisons : été comme hiver
Dates : de novembre à février pour les danses et festivals
Coût : US $64 pour 3 jours par personne en demi pension
Hébergement : Maisons traditionnelles ou semi modernes
Activités : Visites guidées dans les villages, les maisonnées, l’école, au marché, à la cascade. Participation à des chantiers et travaux collectifs de construction, à des réunions et des discussions, à l’apiculture… Randonnées équestres, pédestres.


