Textes et photos : Abi Rome et Kyra Cruz
Les Indiens Bribi et Cabecar se sont lancés dans le tourisme au milieu des années quatre-vingt-dix en invitant les visiteurs à venir découvrir la Réserve indigène Kekoldi et à soutenir leur centre de reproduction d’iguanes, une espèce alors pratiquement en voie d’extinction. La viande et les œufs d’iguane ont toujours constitué une source privilégiée de protéines pour les Costaricains, mais ils étaient aussi très appréciés des indigènes pour leurs préparations médicales et l’artisanat. En sensibilisant les visiteurs sur l’importance culturelle de l’iguane, les Bribi non seulement ont généré des finances pour leur projet de préservation et des revenus pour leur communauté mais aussi procuré des débouchés aux artisans, très inventifs, des autres villages.
Luis Angel Chaves, un des leaders de ce projet, décrit l’impact des touristes en ces termes : « Chaque visiteur rend possible d’autres visites car nous avons constamment besoin de nouvelles ressources et de nouveau matériel pour travailler. Le profit ne nous intéresse pas. Nous faisons ceci par amour, parce que nous aimons l’iguane. Il fait partie de notre histoire et de notre culture, et prolonge le temps où nous ignorions tout ce que nous savons aujourd’hui… »
Plus récemment, l’association Wak Kak Koneke a développé d’autres attractions touristiques supplémentaires. En 2002, une tour d’observation des oiseaux a été construite dans cette réserve forestière de 2500 hectares. Une lodge (composée de six chambres pour quatre avec salles de bain communes) en pleine forêt est par ailleurs ouverte aux scientifiques, aux étudiants et aux voyageurs intrépides avec découverte des plantes médicinales et des traditions indigènes.
Les membres de l’association Keköldi Wak Kak Koneke sont très fiers de leur héritage et tiennent à ce que d’autres sachent qu’ils existent et prospèrent au Costa Rica, pays que l’on imagine presque privé de tout sang indigène. Le commerce ou troc, chez eux, repose sur des valeurs ancestrales de conservation de la forêt. Comme le dit Luis Angel Chaves, « Perdre notre forêt, ce serait comme perdre notre main droite. Je dis toujours que lorsque le dernier arbre tombera, le dernier Indien mourra ».
Localisation
Prendre la route San José-Limón-Puerto Viejo. À partir de l’embranchement de Puerto Viejo, faire 800 mètres vers le sud et bifurquer à droite au magasin El Cruce. L’entrée de la commaunauté de Kekoldi se situe 400 mètres plus loin.
En autobus : prendre le « San José-Puerto Viejo » à la gare routière Los Caribeños, Central Street - 11th Avenue (Transportes Mepe, tél. 257 81 29).
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Contact
Kyra Cruz Meyer
P.O. Box : 719-1260, Escazú, Costa Rica
Tél. : (506)362-9188
Fax : (506)228-5695
Courriel : actuar@racsa.co.cr
Internet : www.actuarcostarica.com
Autre lieu de réservation : Red Talamanca Ecotourism Network. redtalamanca@corredortalamanca.org, CONSERVacations, beatrice@keytocostarica.com
Informations culturelles
Un des principaux objectifs de l’association Keköldi Wak Kak Koneke consiste à reconquérir les terres dont les Keköldi ont été dépossédés et les aider à y vivre en préservant la forêt pour les générations futures. Trop chassés, les iguianes étaient en voie d’extinction avant que la ferme ne soit créée. Elle fonctionne depuis maintenant onze ans et abrite environ deux mille iguanes ainsi que deux millions d’œufs. Les iguanes restent dans la ferme jusqu’à l’âge de cinq ans et sont ensuite relâchés dans la forêt.
Pendant des milliers d’années, les Bribi ont vécu en harmonie avec la nature dans le sud du Costa Rica et dans le nord du Panama (Réserve de Talamanca, dont ils étaient les premiers habitants). Environ cinq mille deux cents Bribi ont préservé leur culture indigène. L’agriculture, avec quelque cent vingt sortes de récoltes différentes, est leur activité principale. Extrêmement isolés, dotés du revenu le plus bas, par habitant, du pays, les Bribi ont néanmoins développé un système de troc très étendu qui leur a permis de survivre en relative autosubsistance. La plupart des femmes Bribi prennent part à l’échange de biens avec leurs voisins. Les Bribi ont leur propre langue.
Consulter : Le véritable Costa Rica, Votre guide du tourisme indigène.
http://www.eco-index.org/ong/kekoldi-cr-eng.html
Séjour recommandé
Titre : Keköldi Iro Soum (Oiseaux migrateurs en langue Bri Bri)
Durée : 1 jour
Dates : tous les jours
Saisons : août à septembre
Prix : Sans transport de Cahuita à Puerto Viejo : US$ 17 Avec : U$ 24
Inclus : snack et guide local. Exclus : repas de midi
Taille des groupes : de 2 à 20 personnes
Activités : randonnée accompagnée ; montagne de Talamanca ; Réserve Bribi, reproduction des iguanes ; tour d’observation ; vue sur le Panama, Puerto Viejo, Puerto Limon et Uvita island.
Hébergement : 6 chambres de 4 personnes, capacité totale de 24.
L’oganisme de soutien
L’association Keköldi Wak Ka Koneke (Les gardiens de Kekoldi) a été fondée en 1994 pour protéger la forêt, améliorer la qualité de vie des habitants de la réserve et promouvoir des formes de développement durable. Elle compte aujourd’hui vingt-cinq membres appartenant aux groupes ethniques Bribi et Cabécar.


